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L’OMT recommande un financement plus important du tourisme au titre de la coopération au développement

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PR No.: 
15049
15 Juil 15

En dépit de ses vastes retombées socioéconomiques, le tourisme continue de recevoir une attention marginale comme outil de développement. À l’occasion de la Troisième Conférence internationale sur le financement du développement [Addis-Abeba (Éthiopie), 13-16 juillet], l’OMT recommande de faire une plus grande place au tourisme dans les flux internationaux de financement du développement, afin de porter à son maximum la contribution du secteur au développement durable partout dans le monde. 

Le tourisme est sous-représenté dans les flux de financement international du développement, ce qui constitue un obstacle critique à surmonter pour exploiter pleinement le potentiel du secteur de contribuer au développement. Activité économique à fort impact, gros pourvoyeur d’emplois et important secteur d’exportation représentant 6 % de l’ensemble du commerce mondial, le tourisme reçoit pourtant 0,78 % seulement du total des fonds versés au titre de l’Aide pour le commerce et juste 0,097 % du total de l’aide publique au développement (APD)[1].

Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent pour la Troisième Conférence internationale sur le financement du développement, le Secrétaire général de l’OMT, Taleb Rifai, a rappelé que le tourisme a été défini par la moitié des pays les moins avancés (PMA) de la planète comme un instrument prioritaire pour faire reculer la pauvreté.

« Dans un nombre croissant de pays en développement, le tourisme est synonyme d’emploi, d’élimination de la pauvreté, de développement communautaire et de protection du patrimoine naturel et culturel. Toutefois, si l’on veut maximiser la contribution du tourisme à la réalisation des objectifs de développement, il est vital de combler l’écart entre, d’une part, la capacité du secteur de stimuler le développement et, d’autre part, le rang de priorité peu élevé qui lui est accordé à ce jour en termes de soutien financier dans le programme de coopération au développement » a déclaré M. Rifai.

La nature transversale du tourisme et ses liens multiples avec d’autres secteurs économiques le mettent en position d’avoir de réels effets multiplicateurs dans les stratégies de développement à l’échelle mondiale. En effet, le tourisme constitue souvent l’une des rares possibilités concurrentielles, pour les pays en développement, de participer à l’économie mondiale. C’est un secteur crucial pour les PMA : en 2013, les 49 PMA ont reçu 24 millions de visiteurs internationaux qui passent la nuit et engrangé 18 milliards d’USD de recettes du tourisme international – c’est 8 % des exportations totales de biens et de services des PMA, voire 12 % dans les PMA non exportateurs de pétrole. Le tourisme a d’ailleurs contribué pour beaucoup à ce que le Botswana, les Maldives et Cabo Verde s’affranchissent du statut de PMA qui était le leur.  

« 2015 est l’année pour agir. L’adoption attendue prochainement d’un nouveau programme de développement durable représente une occasion incomparable à saisir de relever le niveau de l’assistance dans le tourisme, pour pouvoir exploiter plus à fond le vaste potentiel qu’a le secteur de stimuler une croissance verte et un développement inclusif dans le monde entier, et particulièrement dans les pays qui en ont le plus besoin » a conclu M. Rifai.

Le tourisme bénéficie ces dernières années d’une meilleure reconnaissance de la capacité et du potentiel qu’il détient d’être un moteur du développement durable. Ainsi, il a été identifié par la moitié des PMA de la planète comme un instrument prioritaire pour lutter contre la pauvreté et c’est aussi l’un des six programmes initiaux du Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, lequel a été conçu pour accélérer le passage à des modes de consommation et de production durables à travers le monde. Cependant, la part du financement du développement allouée au tourisme demeure à un niveau relativement bas. 

Note aux rédactions

En 2014, les pays émergents et en développement ont reçu 513 millions de touristes internationaux, soit 45 % du total des arrivées de touristes internationaux dans le monde, contre 38 % en 2000. L’OMT prévoit que la part de ces pays dépassera celle des économies avancées dans les prochaines années, pour atteindre 57 % d’ici 2030.

 

Liens utiles :

À télécharger et à partager : Tourism – Driving Trade, Fostering Development and Connecting People (en anglais)

Guide de l’OMT et de la Direction générale du développement et de la coopération de la Commission européenne « Un tourisme durable pour le développement » (disponible en anglais et en français)

Troisième Conférence internationale sur le financement du développement 

Infographie: pourquoi le tourisme compte

Communiqué de presse: Le tourisme reconnu comme un secteur clé qui peut peser lourdement dans l’Aide pour le commerce

Communiqué de presse: L’OMT réclame un soutien accru en faveur du tourisme dans le programme pour le développement 

 

Contacts :

Programme de communications et publications de l’OMTTél. : (+34) 91 567 8100 / Télécopie : +34 91 567 8218 

 


[1] Source OMT, d’après OECD.STAT – Système de notification des pays créanciers (SNPC) – année de référence : 2013